David Sannier

Séjour hivernal sur deux îles Canariennes (Tenerife et Lanzarote).

Séjour en cours, rédaction à venir...

Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille !

Le soleil, c’est agréable. La pluie, déjà moins...Mais heureux soit le naturaliste amoureux des amphibiens, car pluie est souvent synonyme de belles observation des ses animaux attachants.

                Or donc, la pluie venant arrosée les paysages arides et desséchés du Coronat suite à un hiver sec et venteux, loin de me morfondre, j’enfile mes bottes et pars au coucher du soleil sur les traces des grenouilles, crapauds et autres salamandres.

                A peine la porte refermée, j’observe à quelques mètres deux salamandres tachetés Salamandra salamandra en divagation.

Salamandre tachetée (Salamandra salamandra).jpg

Salamandre tachetée (Salamandra salamandra).jpg

                Le halo des lampadaires du village trouent de leurs taches dorées l’obscurité sans lune de la nuit. Le son des gouttes percutant la surface du sol emplit l’air d’un doux crépitement, où percent quelques cris flutés : les alytes accoucheur Alytes obstetricans sont également de sorti ce soir. Il ne me faudra pas longtemps pour en croisé un au détour d’une ruelle du village.

Alyte accoucheur (Alytes obstetricans).jpg

                Une autre nuit, un autre endroit, mais toujours à la recherche des amphibiens. Je suis descendu ce WE dans les Corbières, à Opoul-Périllos où j’avais déjà pu l’année passé constater la richesse du site.

                Coincé entre l’entrée du village et une station d’épuration, dans un paysage aride entrecoupé de garrigue et de vignoble, la mare d’Opoul-Périllos résonne d’un concert cacophonique subaquatique. Dans ce petit plan d’eau de quelques centaines de mètres carrés, pas moins de 6 espèces d’amphibiens se côtoient et se reproduisent. Une petite mare proche encore plus petit abritait également 5 espèces, dont 2 différentes.

                Les plus bruyante son sans aucun doute les rainettes méridionales Hyla meridionalis, brunes ou vertes, qui scandent sans relâche leur Croaahh....Croaahh.

Rainette méridionale (Hyla meridionalis).jpg

Rainette méridionale (Hyla meridionalis).jpg

Rainette méridionale (Hyla meridionalis) sur un mur vertical.jpg

Rainette méridionale (Hyla meridionalis) prenant le soleil.jpg

                Mais les crapauds calamite Bufo calamita, aux beaux yeux jaune-vert ne sont pas en reste et distendent leur sac vocal pour émettre leur puissante stridulation aigu.

Crapaud calamite (Bufo calamita).jpg

Crapaud calamite (Bufo calamita) chantant.jpg

                Plus discret est le pélodyte ponctué Pelodytes punctatus, au chant si particulier. Prenez deux boules de pétanque et entrechoquez-les doucement : une imitation quasi-parfaite de son chant. En pleine reproduction, les amplexus étaient nombreux ce soir là, et les chapelets d’œufs enroulés autour des tiges décoraient les herbiers aquatiques.

Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus).jpg

Pélodytes ponctués (Pelodytes punctatus) en amplexus.jpg

Ponte de pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus).jpg

                Le rare pélobate cultripède Pelobates cultripes, que je n’avais pas observé sur le site l’année passé, s’était cette fois-ci déplacé en nombre. Tapis dans la végétation, ne laissant dépasser que ses yeux globuleux à la surface, il observe les alentours. En effet toute cette agitation n’attire pas que des amphibiens en mal d’amour. D’autres visiteurs, comme cette couleuvre vipérine Natrix maura, ont des intentions bien moins romantiques...

Pélobate cultripède (Pelobates cultripes).jpg

Couleuvre vipérine (Natrix maura) en chasse.jpg

                Le discoglosse peint Discoglossus pictus hante également la mare, quelquefois perché sur un des nombreux déchets la salissant.

Discoglosse peint (Discoglossus pictus).jpg

                Arpentant le fond de la mare, slalomant entre les tiges des hydrophytes, deux dragons rodent par dizaines, chassant et tentant de séduire une partenaire. Ces dragons, vous l’aurez compris, ne sont pas des reptiles mais des tritons : le triton marbré Triturus marmoratus et le triton palmé Triturus helveticus, bien différents par la taille et la teinte. Ils étaient tous deux présents en nombre.

Triton marbré (Triturus marmoratus).jpg

Mais où est le triton palmé (Triturus helveticus) ?.jpg

                La dernière espèce observée, peut-être la plus commune en France, n’était à priori représentée ici que par un seul individu : le crapaud commun Bufo bufo.

Crapaud commun (Bufo bufo).jpg

 

La chouette perlée

                Si en mars la nature commence tout juste à sortir de sa longue léthargie, ce n’est pas le cas de l’étonnante et perpétuelle étonnée chouette de Tengmalm. Etonnante pas sa petite taille et son chant à tonalité d’ocarina, étonnée pas sa splendide bouille à l’expression stupéfaite. Ce petit rapace nocturne de moins de 30 cm fait entendre sa douce phrase « pou-po-po-po-po-po-po » dés la fin de l’hiver.  C’est alors le meilleur moment pour rechercher cette espèce, par ailleurs extrêmement discrète le reste de l’année. Ces mœurs strictement nocturnes la rendent très difficile à observer autrement qu’au nid.

                Sachant que la période était très propice à contacter l’espèce, j’ai décidé de tenter ma chance sur le massif, mais sans grand espoir. Et pourtant, dés le crépuscule arrivé, la douce phrase flutée de la chouette résonna dans le silence nocturne, à bonne distance de ma position.

                Deux jours plus tard, me voilà de retour accompagné cette fois d’un technicien. Notre objectif était de confirmer la présence de l’oiseau, et d’éventuellement préciser sa localisation. Le chanteur était au rendez-vous et dans la même direction que l’avant-veille, bonne nouvelle.

                Après 10 minutes de crapahutage dans les bois, nous débouchons sur une crête, et là, surprise, la chouette était beaucoup plus proche que prévu ! L’excitation était à son comble. L’oiseau nous ayant probablement entendu approcher, il se déplace et chante tout près de nous. Nous décidons de nous immobiliser le temps qu’elle s’habitue à notre présence et en profitons pour grignoter un peu. Quelques minute plus tard, elle retourne à sa position initiale, et se met à chanter avec excitation sans discontinuer : « Pou-po-po-po-po-po-po-po-po-po... » indiquant par là qu’elle chantait dans sa cavité !!

                En s’approchant à pas de loup, nous atteignons le pied d’un arbre chandelle d’où semblait provenir le chant....Sortant d’un trou à 5 ou 6 mètres de hauteur, deux grand yeux jaunes au regard étonné scrutait la pénombre avoisinante. La petite tête ronde vibrait au rythme des sons flutés qui s’en échappait, dans une sorte de transe où notre présence semblait ne pas l’atteindre.

Chouette de Tengmalm dans sa cavité.jpgChouette de Tengmalm chantant dans l'obscurité.jpgChouette de Tengmalm en

Moment magique hors du temps...émotions garanties...

La dernière donnée certaine pour le massif remontait à 1981...

Lire la suite

Le Matou des bois

S’il y a bien un animal incarnant la discrétion, le mystère et la douceur, c’est sans doute le chat forestier ou chat sauvage, de son vrai nom Felix sylvestris. Contrairement à se que son nom semble indiqué et à l’image que l’on en a classiquement, ce félin n’habite pas forcément les forêts denses. Il semble en effet tout à fait pouvoir s’accommoder de landes semi-ouvertes comme c’est la cas ici, sur le Coronat.

Le chat forestier semble bien implanté sur le massif, mais aucune donnée n’existe sur son taux d’introgression par le chat domestique. En effet, les deux taxons très proches peuvent s’hybrider et on assiste alors à une sorte de "pollution" du patrimoine génétique de l’espèce sauvage par celui « dégénéré » du chat domestique. La mesure de ce taux d’introgression devient donc indispensable pour déterminer l’état de conservation de cette espèce patrimoniale sur le massif.

Or, cette mesure nécessite d’avoir accès à du matériel génétique de chats forestiers, mais aussi de chats domestiques des villages avoisinants. C’est pourquoi les crottes de chat fraîches (maximum 48h) sont récoltées sur le terrain, puis congelées en attendant d’être envoyées au labo. Elles se reconnaissent à leur taille relativement importante et leur aspect compact en boudin, avec souvent un bout pointu et un petit boudin séparé.

Crotte de chat forestier.jpg

J'ai déja pu récolter quelques crottes dans le cadre de mes pérégrinations sur la RN de Jujols afin d'alimenter cette étude.

La rencontre direct avec l’auteur de ces laissés est un événement rare, mais qui sais ? Peut-être aurais-je l’occasion de croiser son chemin dans les mois à venir ? Croisons les doigts et ouvrons l’œil ! 

La traque au Lézard ocellé

Le 18/04/2011

    Cette après-midi je décide de monter au-dessus du village jusqu'aux pelouses dégagées près de la retenue collinaire. C'est un secteur que les craves semblent apprécier pour s'alimenter, du moins dans la matinée. Et je voudrais justement m'assurer qu'il ne reviennent pas dans la zone dans l'après-midi ou dans la soirée.

    Je sais également qu'un animal mystérieux vit dans les tas de pierres juste en contrebas. En effet, le lézard ocellé Timon lepidus, ce gigantesque reptile au gros points bleu est mentionné de la zone dans les inventaires que j'ai consulté. En fin d'après midi, sous un soleil chaleureux, et n'ayant toujours contacter aucun craves, je m'accorde quelques minutes pour aller traquer la bête. C'est en fait déjà la troisième fois que je tente ma chance cette semaine, jusqu'à présent sans succès. En effet l'espèce, bien qu'énorme et très facile à reconnaître, n'en demeure pas moins très farouche et difficile à observer.

     Je marche donc à pas feutrés dans la garrigue, m'arretant régulièrement pour inspecter aux jumelles les faces des rochers les mieux exposées. En scrutant chaque recoin, j'essai d'imaginer à quoi ressemblerait un individu sur tel ou tel rocher, de façon à plus facilement le repérer. Je suis même tellement concentré que lorsque je tombe sur une femelle en pleine héliothermie, je crois d'abord que c'est mon imagination.

Une femelle fait sa bronzette.

     Mais non, il est bien réel ! Dorant à l'abri du vent sur un rocher, à une dizaine de mètres devant moi, j'ai tout le loisir de l'observer. Mais d'un seul coup, il se retourne et plonge dans une fissure de la roche. Je décide de mettre à profit cet intermède pour courir chercher ma longue vue. A mon retour, il n'est pas réapparu et j'en profite pour m'approcher à quelques mètres, caché derrière un buisson. Je patiente quelques instants, et voilà qu'il sort à nouveau la tête, puis bientôt tout son corps.

Elle inspecte les alentours avant de sortir complétement.

     Je suis suffisemment proche pour détailler la moindre de ses écailles à la longue vue! Splendide créature!

Quel énorme lézard!

Lézard ocellé (Timon lepidus)

     Encore une superbe observation ! Je ne me lasse pas de ces merveilleux moments privilégiés, où je suis conscient de la chance que j'ai d'être là à ce moment précis!

Les charognards du ciel

 Le 15/04/2011

     Ce matin j'ai rendez-vous dans la montagne avec la conservatrice de la réserve. Ma mission, observer le cortège de charognard qui profite de la nourriture qu'a monter pour eux Karine.

     Seulement quelques minutes après le dépôt de la barbaque sur la placette, les fauves sont déjà là! Une bonne vingtaine d'individus cerclent de plus en plus près des charognes. Puis le premier se pose et le festin commence ! Tranquillement poster sur mon cailloux en contrebas, j'observe la scène à travers la lentille de ma longue vue. Les vautours se chamaillent pour un peu de viande tandis que les grands corbeaux parviennent à se faufiler dans la mêlée pour grappiller quelques miettes.

     Soudain, j'aperçois un vautour plus sombre que les autres qui cercle au-dessus de moi. Sa silhouette plus rectangulaire, son plumage uniformément sombre et ses pattes clair ne permettent aucun doute! C'est un vautour moine ! Une première pour moi! Tandis que je l'observe avidement, voilà qu'il manque de percuter une grande silhouette à longue queue: le gypaète barbu ! Splendide !

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

Vautour moine (Aegypius monachus) et fauve (Gyps fulvus)

     Les heures passe et je ne me lasse pas d'observer ces grands et majestueux oiseaux... Les aigles et milans royaux passe régulièrement essayer de grappiller une ou deux miettes, et le casseur d'os continue de planer timidement au-dessus du festin. Un faucon pèlerin traverse le ciel, un couple d'épervier se chamaille au-dessus de la forêt, les falaises résonnent des cris grinçant des craves à bec rouge...tout regorge de vie ici !

Trencalos

   Le Gypaète s'est enfin posé!

 Après quelques temps, j'ai même le droit à la visite d'un couple de vautours percnoptère ! J'aurais donc vu les quatre vautours européens, qui naturellement contribuent à l'élimination totale des cadavres d'animaux: d'abord le vautour fauve, qui aime la viande plus ou moins fraîche, puis le vautour moine qui préfère une chair plus faisander. Viens ensuite le percnoptère qui va racler les os et les articulations avec son bec plus petit et fin. Et pour finir le gypaète barbu, ou Trencalos comme on l’appel ici, qui se nourrit de la seule chose qu'il reste, les os.

     A peine quelques heures auront suffit pour que la carcasse disparaisse ! Le silence revient alors sur la montagne, il est temps de rentrer.

 

Rencontre avec les cerfs

Le 04/04/2010

     Il est 17h30, et je viens de passer la journée sur l’ordinateur. Dehors le soleil n’a pas cessé de briller et d’illuminer la vallée. Son appel se fait trop pressant et je décide d’aller faire un petit tour sur la soulane au-dessus du village. Sur ce versant exposé plein sud, le paysage est très différent de l’ubac. Ici, presque aucun arbres,  seulement une lande à genêts, caillouteuse et désertique,  aux  chauds accents méditerranéens. J’ai dans l’idée d’y débusquer quelques reptiles se chauffant au soleil.

Vue de la soulane

     Je m’éloigne donc en grimpant au-dessus du village, vers le col de Marsac. La lande est animée de nombreux chants d’oiseaux. Des mâles de Tarier pâtre s’égosillent du haut d’une touffe de genêt ou en s’élançant pour un court vol chanté. Les Fauvettes pitchou sont plus timides et discrètes mais je parviens tout de même à en observer un couple à la longue-vue. Quelques Bruants fou volettent dans les buissons, tout comme le Traquet motteux.

     Soudain, un froissement d’ailes sourd et brusque manque de  me faire faire un arrêt cardiaque : deux perdrix s’envolent et disparaissent en un éclair derrière une crête. Je n’ai pas eu le temps de dégainer mes jumelles pour identifier l’espèce. Mais vu la faible altitude (environ 1000m) il s’agit probablement de Perdrix rouge et non pas de la Perdrix grise des Pyrénées. Dommage ! Un peu plus loin, au milieu des phrases flutées de l’Alouette lulu, je lève à nouveau une paire de perdrix, mais sans plus de succès pour l’identification que les premières.

     Me voilà arrivé sur la crête. La vue est magnifique ! Le Canigou enneigé dépasse fièrement des nuages au loin, traversé d’un arc-en-ciel.

Le Canigou

     Et une surprise m’attend à quelques mètres de l’autre côté de la crête. En contournant un gros tas de blocs de rochers, je tombe nez à nez avec un cerf ! Je devrais plutôt dire nez à dos, car il ne m’a pas encore vu ! Il broute à une trentaine de mètres et heureusement j’ai le vent de face. Caché derrière les rochers, je peux l’observer aux jumelles à loisir sans qu’il me voit.

Ce jeune cerf ne m'a pas encore repéré !

     Après une dizaine de minutes d’observation, il redescend dans la forêt de l’autre versant. Mais ce n’est pas terminé ! En effet, après seulement quelques minutes, il est de retour, mais accompagné cette fois de quatre biches ! Moment de bonheur total !

La première biche apparaît derrière la crête.

Biches

Je crois qu'il m'a repéré !

     Mais le temps passe vite, il est bientôt 20h et on m’attend pour manger ! Je quitte donc à regret mon poste d’observation et redescend en vitesse au village !

                Si la chance m’accompagne encore, la suite de mes balades promet de belles surprises !

Le dragon Pyrénéen

     Cette après-midi,  les nuages ont envahis la vallée. Résultat, purée de pois totale… Ce n’est pas grave, car pas besoin de voir bien loin pour rechercher l’Euprocte des Pyrénées (Euproctus asper). Cet amphibien ressemblant vaguement à un triton grisâtre est endémique de la chaîne des Pyrénées. Il affectionne les petits torrents de montagne dans lesquels il se cache sous les pierres en journée.  Et je ne compte pas partir d’ici sans avoir eu l’occasion de photographier sa frimousse !

     Or, il se trouve qu’un petit torrent s’écoule à quelques minutes de marche. .Ni une ni deux, me voilà en route !

     Après une petite demi-heure de grimpette, je parviens enfin au petit ruisseau qui disparaît comme par enchantement dans le sol pour ressurgir plus bas dans la vallée. Enlevant mes godillots, j’entreprend de remonter le cours d’eau en retournant délicatement les grosses pierres du fond du lit.

Petit torrent

     Quelques  larves de salamandre m’ont fais de belles frayeurs, mais le petit point jaune à l’insertion des pattes est diagnostique : ce ne sont pas des larves d’Euprocte. Après une vingtaine de minutes à patauger dans l’eau glaciale, je désespérais de débusquer la bête, et mes pieds gelés commençaient à protester. C’est alors qu’en retournant une énième pierre, une forme grisâtre lovée en S apparue. Il était là !! Un beau mâle.

 Euprocte des Pyrénées (Euproctus asper)

Euprocte des Pyrénées (Euproctus asper)

     Remarquez les nombreuses pointes cornées, appelées spinulosités qui ornent le corps de l’animal. Après quelques photos, je laisse l’Euprocte retourner tranquillement se cacher sous une pierre et rentre le cœur joyeux au village.

Le stage commence bien !

Ca y est j'y suis !

     Me voilà enfin arrivé dans les Pyrénées orientales, après un périple en voiture de plus de 1700 km ! Le village où je suis pour le moment hébergé se nomme Nohèdes et n'héberge que 70 habitants. Je suis logé dans la maison de la réserve où je partage les locaux avec 4 autres stagiaires. Bien que je n'en ai rencontré que 2 pour le moment, l'ambiance à l'air très sympatoche! Et le cadre est vraiment splendide.

Vue de ma chambre

     Pour ne pas perdre de temps, petite rando hier avec Ben (un stagiaire) vers l'étang du Clot à 1660m. Un temps splendide au dessus d'une mer de nuage.

Etang du Clot

      Petit pique-nique sur les rives du lac. Pur moment de détente...

La Vallée de Nohédes  

     Le fond de la vallée est dans les nuages, alors qu'ici on crame ! Super première journée à Nohèdes !

Mon stage: localisation, structure, sujet et période

Mon stage se déroulera dans le massif du Mont Coronat,dans les Pyrénées orientales, qui dispose de trois réserves naturelles: Nohédes, Jujols et Catalanes. Ma mission consistera entre autre à:

     - déterminer une typologie des habitats de chasse du Crave à bec rouge
     - établir les effectifs de la population
     - repérer les sites de nidification
     - suivre les différentes espèces de rapaces rupestres (suivi des aires, comptages simultanés...)
     - enrichir la base de donnée ornithologique

Autant dire que vu les espèces présentes (Aigle royal, Gypaète barbu, Vautour fauve, moine et percnoptère, Grand-duc d'Europe, Faucon pélerin....), il y a moyen de se faire plaisir !! Et je ne parle pas de toutes les autres bêbêtes, dont beaucoup d'endémiques !! J'ai hâte !

Mais l'aventure ne commencera que le 1er avril, jusqu'au 30 juin, ce qui me laisse encore le temps de baver un peu (et de potasser mes bouquins)!

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×