Le Matou des bois

S’il y a bien un animal incarnant la discrétion, le mystère et la douceur, c’est sans doute le chat forestier ou chat sauvage, de son vrai nom Felix sylvestris. Contrairement à se que son nom semble indiqué et à l’image que l’on en a classiquement, ce félin n’habite pas forcément les forêts denses. Il semble en effet tout à fait pouvoir s’accommoder de landes semi-ouvertes comme c’est la cas ici, sur le Coronat.

Le chat forestier semble bien implanté sur le massif, mais aucune donnée n’existe sur son taux d’introgression par le chat domestique. En effet, les deux taxons très proches peuvent s’hybrider et on assiste alors à une sorte de "pollution" du patrimoine génétique de l’espèce sauvage par celui « dégénéré » du chat domestique. La mesure de ce taux d’introgression devient donc indispensable pour déterminer l’état de conservation de cette espèce patrimoniale sur le massif.

Or, cette mesure nécessite d’avoir accès à du matériel génétique de chats forestiers, mais aussi de chats domestiques des villages avoisinants. C’est pourquoi les crottes de chat fraîches (maximum 48h) sont récoltées sur le terrain, puis congelées en attendant d’être envoyées au labo. Elles se reconnaissent à leur taille relativement importante et leur aspect compact en boudin, avec souvent un bout pointu et un petit boudin séparé.

Crotte de chat forestier.jpg

J'ai déja pu récolter quelques crottes dans le cadre de mes pérégrinations sur la RN de Jujols afin d'alimenter cette étude.

La rencontre direct avec l’auteur de ces laissés est un événement rare, mais qui sais ? Peut-être aurais-je l’occasion de croiser son chemin dans les mois à venir ? Croisons les doigts et ouvrons l’œil ! 

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